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En
Argonne (mars – novembre 1915)
Le lendemain de la Marne, l'Armée du Kronprinz en retraite s'arrêtait dans la partie nord de la forêt d'Argonne, se rétablissait sur la ligne générale Servan-Varennes et s'y organisait défensivement.
Dès le milieu de septembre 1914, nos troupes se trouvaient sur ce front en présence d'un adversaire très actif, pourvu de tous les moyens de la guerre de siège, à la puissance desquels notre matériel ne pouvait répondre.
Aussitôt commence une longue bataille sous bois qui, par suite de la nature du terrain et des difficultés de la lutte, revêt bientôt un caractère d'acharnement extrême.
Longue d'environ 60 kilomètres, sur une largeur moyenne de 12, la grande forêt d'Argonne se composait de magnifiques arbres séculaires, chênes et hêtres surtout, sous la haute futaie desquels s'abritaient un taillis touffu de pousses plus jeunes, et, en certains endroits, un fourré très épais et presque impénétrable.
Le sol de cette forêt est d'une humidité caractéristique ; les sources y jaillissent partout, jusqu'au sommet des crêtes, et le terrain d'une argile épaisse retient prisonnières, sans aucune issue, les eaux qui ruissellent de toutes parts ; aussi le moindre trou se change t il en puits de boue, la moindre dépression en marécage.
La plus petite piste, où le sol est tant soit peu frayé, devient vite une ornière gluante.
Pour que les sentiers forestiers ne soient pas impraticables, il faudra les « parqueter » d'une couche de rondins ; quant aux tranchées, il faudra sans cesse vider l'eau qui s'y accumule.
La vallée de la Biesme coupe la forêt à peu près du sud au nord; mais, à droite et à gauche de cette dépression, s'ouvrent des ravins à pente raide, aux berges escarpées, créant de nouvelles difficultés aux combattants et nécessitant, à travers les obstacles, des tranchées en zigzag, au tracé particulièrement capricieux et compliqué.
Le chef allemand qui commandait les forces ennemies dans
ce secteur était le général Von MUDRA
, sapeur distingué; en plus du XVIe Corps, il disposait
de nombreuses compagnies de pionniers, prélevées sur la place de Metz, qui lui
fournissait, d'ailleurs, un matériel inépuisable.
De notre côté, le 2e Corps d'Armée tenait le secteur sous le commandement du général Gérard.
La lutte s'engageait dès le milieu de septembre et se poursuivait sans interruption pendant tout l'hiver. L'état-major allemand manifestait aussitôt un grand intérêt aux événements de l'Argonne
Le vieux maréchal von Haeseler venait s'installer dans un village du secteur pour suivre de près les opérations.
Le Kronprinz, de son Quartier Général de Stenay, se rendait assez fréquemment sur ce front, et le Kaiser lui-même y apparut plus d'une fois. Par la poussée sur les Hauts de Meuse qui, dès la fin de septembre, le rendait maître de Saint-Mihiel, le Haut Commandement allemand avait fait un pas vers l'investissement de Verdun, qu'il envisageait comme un de ses objectifs principaux.
S'il parvenait, par une pression continue et irrésistible, à prendre pied sur la route Sainte Menehould - Verdun, et à menacer ou à couper la voie ferrée, il réaliserait ainsi, à l'ouest de cette place tant convoitée, une avancée analogue à celle de Saint-Mihiel à l'est.
De là, l'activité incessante de l'ennemi dans ce secteur, de là ses efforts et ses sacrifices pour conquérir pied à pied un terrain âpre et tourmenté, que nos troupes défendirent avec une magnifique bravoure.
De là, enfin, l'importance que la trompette de l'Agence Wolff tentait de donner aux plus minimes succès allemands, transformés par elle en claironnantes victoires.
Le 8 janvier, au moment où il était relevé en Argonne par le 32e Corps d'Armée, le 2 Corps, dans une lutte ininterrompue de trois mois et demi, avait perdu 389 officiers dont 118 tués, et 21380 hommes dort 3200 tués, 11958 blessés et 6182 disparus ; la plupart de ces derniers étaient des combattants tombés entre les lignes et qu'il n'avait pas été possible de relever.
Dans ce secteur, on a vu que, dans les premiers mois de 1915, l'ennemi lance plusieurs attaques violentes, qui lui valent quelques succès locaux rapidement neutralisés par nous.
Pendant tout le mois de mai , la vivacité de la lutte en Argonne occidentale, sur le front du 32e Corps d'Armée, persiste.
Le but poursuivi par l'ennemi semble toujours le même : s'emparer du saillant de Bagatelle qu'il enveloppe et bat de feux convergents, en combinant une attaque directe avec des actions sur les flancs.
Une attaque générale exécutée le 1 mai sur tout le front de Bagatelle avec une brigade entière n'a procuré aux Allemands qu'un succès minime.
Le 8 mai, après un très vif bombardement et une explosion de mines, l'ennemi prononce une nouvelle attaque sur ce point. Pendant quatre heures, sur le front de deux bataillons, le combat se poursuit autour des postes avancés et devant nos tranchées de première ligne; lutte acharnée à coups de pétards, de fusils, de baïonnettes, et même de haches et de serpes. Malgré l'emploi de gaz asphyxiants, l'ennemi est finalement repoussé en laissant de nombreux cadavres sur le terrain.
Mais, de notre côté, le 19e bataillon de chasseurs perd 3 officiers et 130 hommes; le 94e régiment d'infanterie est également assez éprouvé.
Le 9 mai, en même temps qu'ils font sauter deux mines à Fontaine-Madame et devant les tranchées de la Sapinière, les Allemands attaquent de nouveau à Bagatelle,. appuyés par un tir violent de 105, de 150 et de grosses bombes.
Nous les repoussons après une lutte qui dure deux heures.
Toute la nuit, l'ennemi fait usage de gaz asphyxiants et lance des pétards; nous répondons par des pétards et des bombes.
Le 11 mai, après une journée marquée par des tirs de minenwerfer, l'ennemi prononce entre 20 et 22 heures une série d'attaques partielles vers Bagatelle. En même temps, il ouvre une vive fusillade à Marie-Thérèse et à Blanleuil, il y fait sauter deux mines en avant de nos tranchées, puis, 21 heures, il tente une attaque par surprise qui échoue.
Le 12 mai, nouvelles explosions de mines. A Bagatelle, la journée semble d'abord se borner à une lutte active de bombes et d'engins. Brusquement, vers 15 heures, sans aucune préparation, l'ennemi se jette sur notre ligne avancée ; il est rejeté après un violent combat de pétards et de grenades.
Le 13 mai, nouvelle attaque : une centaine d'Allemands pénètrent à quelques mètres de nos tranchées, mais sont rejetés à coups de pétards.
Les 14 et 15 mai, explosions de mines auxquelles nous répondons par de semblables explosions.
Dès lors, la lutte souterraine se poursuit avec une intensité croissante. Chaque jour trois, quatre explosions, parfois davantage, se produisent, faisant sauter des éléments de tranchées, des postes d'écoute, enfouissant fréquemment leurs défenseurs.
Devant nos tranchées avancées du secteur de Bagatelle, une centaine d'entonnoirs jointifs forment un chaos ininterrompu.
Notre réseau de mines offensif se développe; chaque jour nous en faisons jouer quatre ou cinq, bouleversant les travaux avancés de l'ennemi en camouflant ses fourneaux de mines.
A chaque nouvelle explosion s'engage une lutte immédiate de bombes et de pétards, chacun s'efforçant d'occuper l'entonnoir; fréquemment, nous occupons un des rebords et l'ennemi l'autre, et de là se poursuit un échange de grenades incessant.
Ces actions multiples s'accompagnent de violents bombardements par obus de tous calibres. Sur tout le secteur de Bagatelle , la Sapinière ,Blanleuil , Marie Thérèse, les lignes adverses s'affrontent à 5,10 ou 20 mètres ;en beaucoup de points, notre réseau de sapes et de tranchées s'enchevêtre inextricablement avec celui des Allemands.
Cette lutte acharnée, incessante, inexorable, qui se poursuit sur terre et sous terre, nous coûte journellement 8o à 100 hommes hors de combat.
Du
6 mai au 15 juin, nous avons infligé à l'ennemi 78 explosions ; le génie a
travaillé sans relâche à cette oeuvre difficile et périlleuse.
Les conditions de la lutte rapprochée, dans un terrain couvert, ont amené la substitution presque complète du pétard au fusil.
La consommation d'engins explosifs atteint des proportions énormes; du 6 au 15 juin, le 32e Corps d'Armée n'utilise pas moins de 90000 pétards.
D'autre part, il faut réparer constamment les brèches faites dans les tranchées bouleversées, constituer des barrages dans les boyaux. Le Corps d'Armée a ainsi utilisé 53200 sacs à terre, 740 châssis de mines, 2.800 créneaux en bois, 200 boucliers d'acier.
Pour soutenir la lutte dans ces conditions, il faut aux troupes une vigilance incessante et un moral à toute épreuve.
Le 32e Corps d'Armée fournissait depuis cinq mois un admirable effort, mais au prix de lourdes pertes ; du 17 janvier au 5 mai : 6082 tués, 10636 blessés, 10148 malades évacués ; du 5 mai au 15 juin : 579 tués, 2.582 blessés, 4.640 malades.
Au combat de mines acharné, qui caractérisait la lutte pendant la période précédente, va succéder, sur tout le front du 32e Corps d'Armée, une série d'attaques plus ou moins générales, exécutées par l'ennemi avec des forces considérables.
A partir du 15 juin, la répartition des secteurs et la composition des troupes sont les suivantes
Le secteur est limité à l'ouest par la route de Binarville à Vienne-le-Château. Le 32e Corps d'Armée dispose, pour occuper la partie gauche de son front jusqu'à l'ouvrage central, de la 241e brigade (55e et 112e régiments d'infanterie) et de la 126e division.
Dans le secteur de La Harazée, se trouvent le 44e colonial et le 261e régiment d'infanterie.
Dès le 16 juin, l'activité de l'artillerie augmente dans presque tous les secteurs ; les tranchées de la face est de Bagatelle sont bouleversées, cinq mines explosent dans cette journée devant notre front.
Le 17, au petit jour, un groupe ennemi surgit sans aucune préparation et se jette sur un élément avancé de notre ligne, où il réussit à se maintenir malgré nos contre-attaques menées par quatre compagnies.
Le 18 juin, à Bagatelle, tandis que le bombardement reprend avec violence, trois mines nouvelles font explosion et endommagent nos tranchées à la Sapinière, au Ravin-sec et à Blanleuil. (journal de marche du 161e régiment)
L'ennemi lance dans nos lignes un billet ainsi conçu : « Vous avez beau faire venir le 15e Corps, nous résisterons jusqu'au bout. Méfiez-vous. » Un prisonnier raconte que deux batteries de 210 viennent d'arriver dans le secteur.
Le soir, un nouveau message est lancé par-dessus nos parapets, qui précise la menace: « Artilleurs français, vous vous rappellerez le 20 juin.
Le 19, la lutte de mines s'accompagne d'un combat de bombes très violent qui nous coûte 150 hommes
Le 20 juin, l'ennemi, comme il l'a annoncé, prononce une offensive générale depuis Bagatelle jusqu'aux lisières ouest de la forêt, sur le front du 32e Corps d'Armée et la droite du 5e Corps.
Dès 2h30 du matin se déclenche une préparation d'artillerie très violente de projectiles de tous calibres et de minenwerfer, accompagnés d'obus asphyxiants en grand nombre.
A 4 heures, à Bagatelle et à Blanleuil, à la suite d'une action à coups de pétards, l'ennemi lance deux attaques d'infanterie, qui sont repoussées après une lutte très vive. Les tirs de bombardement reprennent alors et redoublent d'intensité jusqu'à 7h30
A ce moment, se produisait la relève dans le secteur tenu par la, 251e brigade, les unités du 55e régiment d'infanterie venant remplacer celles du 112e.
La violence du bombardement empêche l'exécution complète de cette opération.
A 7h30, le bombardement cesse subitement sur les premières lignes, mais continue sur les deuxièmes et les arrières, où tombent en grandes quantités des obus asphyxiants. Nos postes avancés de la 251e brigade, complètement écrasés, cèdent.
L'ennemi qui a attaqué en masse, sa droite à cheval sur la route de Binarville, réussit à prendre pied dans notre première ligne, sur le saillant de la tranchée Labordère, et cherche à s'étendre ; mais une contre-attaque vigoureuse de la compagnie de réserve de secteur du 112e régiment d'infanterie arrête momentanément cette tentative et fait quelques prisonniers.
Toute la matinée, la lutte se poursuit sans arrêt des fractions ennemies qui ont réussi à enfoncer la première ligne du secteur voisin, à l'ouest de la route de Binarville, commencent à prendre d'enfilade la gauche du secteur du 32e Corps d'Armée, tenue par le 55e régiment d'infanterie.
En présence de cette
menace, quatre bataillons des 155e et 154e régiments
d'infanterie de la réserve du Corps d'Armée sont mis à la disposition,
l'un du secteur voisin de l'ouest, les trois autres du général commandant la 4e
division, pour contre-attaquer.
Après une préparation exécutée par toute notre artillerie, trois contre-attaques sont lancées.
La première prend comme objectif l'ouvrage Labordère, d'où l'ennemi cherche à progresser vers nos deuxièmes lignes qu'il menace d'atteindre.
Trois compagnies du 154e régiment d'infanterie et une du 155e réussissent, après plusieurs tentatives, à refouler l'ennemi sur la pointe du saillant; elles s'y maintiennent énergiquement jusqu'au soir, où à 30 mètres de l'adversaire, elles creusent une tranchée de raccord, coupant la pointe du saillant.
Cependant la compagnie d'extrême gauche du secteur (55e régiment d'infanterie) continue à résister avec la plus grande énergie.
Elle rejette toutes les attaques sur son front et sur son flanc complètement débordé : cinq fois elle refoule l'assaillant, mais finalement elle est contrainte à se replier.
Une deuxième contre-attaque, lancée à 16 heures au centre, rejette l'ennemi dans la tranchée de première ligne, mais sans pouvoir l'en chasser. Une troisième contre-attaque se déclenche à la même heure, à cheval sur la route de Binarville.
Après une courte progression, elle se voit arrêtée par un tir de mitrailleuses, débordée sur sa gauche et, après un léger recul, se maintient péniblement.
En résumé, à 19 heures, nos contre-attaques, sans regagner la totalité du terrain perdu, ont arrêté définitivement la progression de l'ennemi en le rejetant sur la première ligne.
Toute la nuit des actions locales d'infanterie se succèdent au milieu de violents tirs d'artillerie. Vers 3 heures, le feu se ralentit, et nous en profitons pour consolider les positions reconquises.
Mais, dans cette dure journée du 20 juin, nos pertes ont été très lourdes : 271 tués, 1450 blessés, 495 disparus. Au total: 2216 officiers et hommes.
En outre, le matériel perdu ou détruit se chiffre par 3 canons de 58, 6 mortiers de 70, 1 mortier de 90.
On estime que le bombardement ennemi a atteint la dépense de 25000 coups de canon de tous calibres, du 77 au 210, accompagnés d'un véritable barrage de gaz asphyxiants sur nos deuxièmes lignes.
Mais, de son côté, l'ennemi a beaucoup souffert.
Ses prisonniers ont eu la sensation de rester les seuls survivants de leurs unités.
Un prisonnier du 127e régiment wurtembergeois déclarait que son régiment avait perdu 180 tués et 600 blessés dans cette seule journée.
Le lendemain 21 juin, dans le secteur de Bagatelle, l'ennemi reprend une préparation d'artillerie méthodique ; il écrase nos premières lignes et l'emplacement de nos réserves sous un bombardement qui est une véritable attaque par le feu
Du 21 au 26, plusieurs mines explosent, causant des dégâts considérables; le bombardement d'artillerie continue et s'accompagne de luttes de bombes à la Sapinière, à Blanleuil et à l'ouvrage Marie-Thérèse.
Le 27 juin, après un violent tir d'efficacité de notre artillerie, nous déclenchons deux attaques locales qui progressent très difficilement dans les boyaux ; l'une d'elles est menée par deux compagnies du 154` régiment d'infanterie, avec le concours d'appareils Schilt, lançant du pétrole enflammé.
Le 29 juin, le bombardement ennemi devient d'une intensité sans précédent. On compte 162 torpilles tombant sur nos lignes, dont plusieurs hautes de 1,10m. Toutes nos tranchées des première et deuxième lignes sont démolies, nos abris de mitrailleuses détruits, nos communications interrompues.
Nos hommes entendent des commandements dans les tranchées d'en face tout fait prévoir une attaque imminente, résolument attendue.
Le 30 juin, les Allemands prennent l'offensive; mais au lieu d'être localisée à Bagatelle (défendu par le 8e chasseurs), la lutte s'étend sur tout le front du 32e Corps d'Armée, de la route de Binarville au Four-de-Paris.
Dès 4 heures, l'ensemble de la position est soumis à un bombardement par pièces de tous calibres, surpassant en violence et en précision ce qu'on avait vu jusqu'alors : projectiles de 150, de 210 et de gros minenwerfer.
Toutes les tranchées de première ligne sont démolies et écrasées, une grande partie des défenseurs ensevelis, tués ou blessés.
Sous le couvert de cette préparation, l'ennemi prononce trois attaques d'infanterie successives et finit par percer tout d'abord à l'Ouvrage central et à la gauche du cimetière.
D'autre part, à la suite d'une série de combats locaux, dans lesquels nos troupes ont à soutenir une lutte acharnée, l'ennemi, malgré des pertes considérables, notamment devant le front de Bagatelle, s'avance jusqu'au poste de commandement de Beaumanoir. Plusieurs fractions atteignent la cote 213.
Cependant, nos contre-attaques menées par quatre bataillons, dont la première, particulièrement brillante, exécutée par le 16e bataillon de chasseurs, réussissent, vers 11 heures, à nous assurer le Réduit central et à dégager la cote 213 et Beaumanoir.
Mais, vers 13 heures, nous sommes contraints d'abandonner la Sapinière et la première ligne de l'ouvrage Blanleuil, attaquées depuis le matin sans succès et couvertes d'un nuage persistant de gaz asphyxiants qui s'étend jusqu'à La Harazée.
Une vigoureuse contre-attaque d'un bataillon du 151e régiment d'infanterie nous remet en possession d'une partie de l'ouvrage de Blanleuil, sur la crête même.
Au saillant Triboullier, perdu dans la matinée, des contre-attaques répétées du 162e régiment d'infanterie nous permettent de reprendre, au cours de la nuit, une partie des éléments perdus. La lutte continue acharnée, dans l'après-midi, sur tout le front ; vers 16h30, à la suite d'un violent bombardement, l'ennemi attaque de nouveau et parvient à s'emparer des derniers éléments de notre ancienne première ligne. Toute la nuit est employée à consolider notre nouveau front et à remettre de l'ordre dans nos unités.
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